Témoignages reçus

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Témoignages reçus

Vous trouverez ci-dessous les témoignages reçus.

Enfant (devenu adulte)
Kathy, 26 ans Aliénation

J’ai vécu de l'aliénation de ma mère envers mon père ! Elle nous incitait mon frère et moi à le voler, le calomnier, à l' Lire plus

envoyer chier (désolé du terme) à enfreindre toutes règles!  Elle nous a même incité à déclarer un kidnapping et on s'est rendu au police... elle nous disait de mentir devant les professionnels (psy) et elle nous disaient quoi dessiner et comment le dessiner....

Femme d'une rare méchanceté et qui, en prenait plaisir !

Kim, 19 ans Aliénation

Cette histoire, malheureusement, heureusement, est ce qui me définit aujourd’hui et me définira indéfiniment. Lire plus

Mes parents se sont séparés lorsque j’avais quatre ans : j’étais la troisième d’une famille de quatre.  Deux demi frères plus âgés, ma sœur et moi-même. De ce que je me souviens, ma mère ne s’entendait pas, jusqu’à dire pas du tout, avec le père de mes frères et celui de ma sœur et moi. Mais qui laisse un homme quand on a quatre enfants ? Je crois qu’être monoparentale avec de jeunes enfants (3, 4, 10 et 14 ans) était ce qui effrayait le plus ma mère. Dans tous les cas, je ne le saurai jamais.

Tout d’abord, précisons qu’en tant qu’enfant, mon père était clairement sur un très haut et immense piédestal. Étrangement, aujourd’hui, malgré les hauts et les bas, c’est encore pas mal le cas. Donc, il m’a été d’autant plus difficile de traverser la séparation entre mes parents. Je me souviens que mon père était alcoolique, allait trop souvent au bar où il y avait des danseuses, revenait tard ou ne revenait pas du tout. Ma mère nous élevait seule en somme, mais je crois qu’à ce moment précis, elle préférait cela largement qu’à une autre situation.

Quand mon père était à la maison, il était saoul, méchant, il ne prenait pas ses responsabilités, pour le peu que ma mère lui donnait. Donc ce que j’ai connu est un père absent, désobligeant et alcoolique. Et ma mère a rencontré un autre homme, mon beau père. Homme merveilleux que je pourrais considérer comme mon propre père. Sauf que ce n’est jamais arrivé et ça n’arrivera jamais. Je l’aime cet homme, de tout mon cœur, je ne le nie pas, mais à mes yeux il ne sera jamais plus que le remplaçant.

Au début, ma mère essayait de garder une potentielle relation entre elle et mon père, afin qu’on en ressente pas le côté néfaste qui se dégageait de cette séparation. Malencontreusement, je crois qu’au fil du temps, elle a laissé de côté cette résolution pour finalement s’attaquer à lui avec une haine tellement féroce que ma sœur et moi se tenions à carreau lorsqu’il s’agissait de notre géniteur.  « C’est un menteur, un manipulateur, un trou du cul, un ci, un ça, ne croyez pas ce qu’il dit et blablabla. » de mes quatre ans jusqu’à aujourd’hui, toujours et encore lorsque la discussion « papa » s’entendait. Je ne suis pas au courant du trois quarts de ce que mes parents ont pu avoir comme discussion, mais de ce que je sais, ça n’a jamais été joli joli. Ils se rabaissaient mutuellement, sans cesse. Même aujourd’hui. C’est une guerre pour savoir qui de nous, les filles, allons le plus aimer, idolâtrer entre elle et lui.

J’ai vécu tout mon enfance avec ma mère.  Donc ce genre de situation, je l’ai vécu un million de fois et je le vis encore. Ça n’allait pas plus loin, la vie continuait. Je ne cacherais pas que ça m’a déprimé longtemps, très longtemps. J’ai été diagnostiqué avec un état dépressif à l’âge de onze ans, je terminais mon primaire deux ans après. Et je crois qu’avec le changement hormonale, l’état que je ressentais devenait plus… sauvage, plus douloureux. J’ai fait ma première tentative de suicide à l’âge de 13 ans, j’étais en secondaire 1.

Je crois que nous vivons tous et chacun la chose différemment. Moi, c’est surtout mon psychologique qui a été atteint. J’ai été blessée, détruite dans mon fort intérieure. Et bizarrement, j’avais l’impression que ma mère y prenait plaisir. En quelque sorte, elle me détestait, parce que je voulais connaître mon père, que je continuais de l’aimer. Le souvenir le plus exact que je peux donner se déroule à mon anniversaire de 16 ans. J’avais recommencé à parler à mon père via les réseaux sociaux durant l’été, suite à un silence radio ayant duré plus de cinq années, il m'invitait pour fêter noël.

Je n’étais peut-être plus un enfant à ce moment-là, mais j’ai ressentis une joie incontestable face à cette invitation. Pour ma mère, par contre ce fut autre chose. Je crois que ça a été la dispute la plus féroce qu’il y eut entre nous. De mon anniversaire, jusqu'à ce que je parte chez mon père, elle ne m’adressa pas la parole. Jamais. Quand j'entrais dans une pièce, elle en sortait en coup de vent. Comme si ma simple présence la dégoûtait. À ces dates-là, je recommençais mes antidépresseurs à cause d’une relation amoureuse néfaste, mais la dose n’était clairement pas assez forte pour me faire tenir le choc de cette situation. J’ai recommencé à me mutiler, plus souvent, plus profondément. Je voulais mourir. Mais je me suis quand même rendu chez mon père pour Noël.

Quand je suis revenu, un mur de silence m’attendait, c’était tendu, ça me rendait mal à l’aise et encore plus mal dans ma peau. J’ai commencé à vivre chez mon petit ami pour ne plus mettre les pieds chez ma mère chez qui, je le sentais, allait me faire basculer jusqu’au point de non-retour. Point auquel je n’avais aucun problème à me rendre mais je considérais quand même ma mort comme quelque chose d’important : ce n’est pas ma mère qui viendrait à bout de moi, mais bien moi-même. J’ai grandis avec l’idée que je me suiciderais à l’âge de 18 ans, peu importe où je serais rendu dans ma vie à ce moment-là. Ça me suffisait.

Bien entendu, âgé de bientôt 20 ans, je vous laisse comprendre que ce n’est pas arrivé. J’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment. Et aujourd’hui, malgré que ma mère se soit calmée, je remarque son amertume flagrante face à ma relation père-fille que j’entretiens avec mon paternel. Je n’ai pas la meilleure des relations avec mes parents, je ne me considère pas proche d'eux et je ne crois pas qu’ils auront un jour ma confiance. Ils ne la méritent pas.

Quand vous vous séparez, évitez de faire souffrir vos enfants. Le père de tes enfants est peut-être un enculé dans la vie de tous les jours, mais il reste la personne que tes enfants vont vouloir chérir jusqu'à la fin de leur vie. Tu n’as pas à décider pour eux quel parent ils vont détester. La sélection naturelle s’occupe de ça bien comme il le faut. Tout ce que tu as créé maman, c’est mon mal être et mon envie de te détester toi du plus profond de mes entrailles. Mais tu es la personne qui m’a élevé, donc je vais toujours t’aimer. Je vous aimerais toujours et à jamais, peu importe vos agissements à toi et papa.

Raphael, 46 ans Aliénation

Mes parents ont divorcé lorsque j'avais 18 ans, mais à l'âge de 15 ans mon père m'a demandé de faire en sorte que ma mère ne le quitte pas. Ce que j'ai fait, par le biais d'une lettre, je me suis vu rentrer en conflit avec ma mère. Lire plus

Je la savais infidèle depuis plusieurs années, mon père me l'ayant déjà confié à de multiples reprises, je me suis senti fort de protéger mon père malheureux. Il n'a jamais discuté avec moi de mon intervention. J'ai géré seul les bouleversements intérieurs qui me traversaient. Ainé d'une fratrie de 4, cela me paraissait normal. Ma mère a attendu mon départ de la maison pour divorcer, mais le lien avec elle s'était rompu dès mes 15 ans (pour ce qui me concernait, dans le secret de mon cœur). Mes frères et sœurs sont restés vivre avec mon père, j'ai continué naturellement à servir de bouclier et de bras armé à mon père lors des conflits qu'il avait avec son ex-femme. Nous (la fratrie) n'étions épargnés d'aucun détail de leurs problèmes relationnels, des frasques de ma mère... ; les noms d'oiseau volaient bas à son encontre. 

 

Au fil des ans, j'ai fini par rompre totalement avec ma mère, je n'ai plus son téléphone, alors qu'elle habite à 20 km. Résonne toujours en moi cette injonction de mon père : "Va calmer ta mère !". Un jour, je l'ai même giflée, pour une histoire qui ne me regardait pas. Toujours plus fort, je me sentais, à protéger le père, la fratrie. Car j'étais le seul à détenir ce pouvoir illusoire de protéger le faible père de son ex-femme. Mes frères et sœurs ont entendu les dénigrements, mais ils ont conservé une mère, et n'ont pas dû "agir" pour le père.

J'ai pu me marier, avoir 2 enfants, mais en moi tout est cassé, dévasté. Sous la façade lisse d'un homme au caractère fort (voire colérique), ma vie affective est un désastre, et j'ai peur des femmes. Je veux dire j'ai peur de les aimer, qu'elles me rejettent. Je les aime comme un enfant ; c'est un hasard heureux, presque un choix par défaut, qui m'a glissé dans le lit de ma femme, la seule que j'ai connue, et qui n'en demeure pas moins formidable. Les femmes dont j'étais follement amoureux, je ne les ai jamais touchées...

Voilà, aliénation parentale ou pas, je comprends que ma mère me manque aujourd'hui, que je n'ai pas dit le mot maman depuis 30 ans, que toute la colère que je lui portais se dirige aujourd'hui vers mon père : j'ai l'impression qu'il m'a volé ma vie. Et que je n'ai plus de famille, me sentant rejeté de tous, à oser dénoncer le père. Ma souffrance est minimisée, incomprise. Même si je crois n'être que le patient désigné d'un système malade.

Frederic, 46 ans Aliénation

Depuis mon enfance, ma mère m'a souvent confié qu'elle voulait se séparer de mon père, peut-être pour de bonnes raisons, peut-être pas.. Quand mon père rentrait du travail il fallait "faire voir de rien" et durant la journée je subissais ses foudres lors de nombreuses crises. La séparation n'a jamais abouti. La qualité de la relation de mes parents se détériorait avec l'âge à cause de plusieurs accidents fortuits et malheureux. Lire plus

J'ai essayé d'être présent de mon mieux et j'ai écopé plus souvent qu'autrement. Ma mère préparait de le quitter pour quelques semaines en laissant une note sur le frigo et c'est au même moment que mon père est décédé. J'étais parti - très inquiet - quelques jours en vacances, c'est arrivé en mon absence. À mon retour, j'ai réalisé que quelque chose avait changé dans l'attitude de ma mère. Quelques temps après, une amie invitée a dit "ton père ne sera plus là pour te protéger". À cet instant précis mon regard a croisé celui de ma mère et son visage a changé pour de bon. Depuis cet événement ma mère ne me parle qu'en utilisant "nous" et "on" dès que j'ouvre la bouche. Ça sonne faux et je n'y crois pas.

J'ai passé par tous les moyens : m'expliquer à elle, en parler à des membres de ma famille, des amis, un psychologue, un psychiatre, des lettres, des courriels, des téléphones, de la présence, de l'absence, faire mon introspection, brasser tous mes sentiments, il n'y a plus rien à faire. Ma mère continue de me dire que c'est normal pour les femmes et elle insinue que c'est moi qui suis malade.

Pour moi les dommages sont profonds et j'ai décidé de couper les ponts définitivement. Il me reste encore du travail à faire pour gagner de la confiance en moi et réussir à faire les meilleurs choix dans ma vie affective. Enfant, je me disais que j'aurais deux vies : la première durant la vie de mes parents et la seconde, après leur décès. Les parents toxiques devraient être soignés car ils brisent la vie de leurs enfants au lieu de régler leurs propres problèmes.

Mère
AiMe, 36 ans Réconciliation

Je suis la mère de trois filles âgées de 11-13 et 15 ans. De janvier 2016 à novembre 2017, chacune leur tour elles sont parties, chacune leur tour, elles sont revenues. Lire plus

Heureusement, jamais les trois ne sont disparues de ma vie en même temps. Je suis une mère victime de la mise en place d'un processus d'aliénation parentale, mise en place par le père de mes enfants, mon ex-conjoint. Au début, il a fait de ma plus vieille sa confidente en l'amenant tranquillement à me détester, à m'en vouloir, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Il a fait d'elle une victime. Il l'a isolée du reste du monde.

Il fera la même chose avec les deux autres, chacune leur tour. En janvier 2016, mes deux plus grandes me rejettent. Elles reviennent de chez leur père avec un discours agressant, voir destructeur. Elles sont impolies, distantes et leur ton est constamment accusateur. Je ne les reconnais plus. Elles, auparavant si agréables, iront jusqu'à me dire « criss de folle » avec un tel détachement. Croyant que l'adolescence est pire que ce que j'aurais pensé, je les laisse quitter ma demeure pour aller vivre chez leur père. Elles semblent si malheureuses à mes côtés. À ce moment, je suis loin de me douter qu'elles ne reviendront pas tout de suite et pire qu'elles reviendront en milles morceaux. Seule la plus jeune restera chez-moi. Chacune leur tour, elles reviendront, une en mai, l'autre en juin, pour repartir en septembre. Ma plus jeune fera la garde partagée. Par contre, de avril à septembre, elle restera chez moi, vu la pression qu'elle vit chez son père de ne plus revenir chez-moi. Le père mentionnera plus tard aux intervenantes de la DPJ, que pour mes filles, je ne suis pas une mère, mais bien plutôt, « un genre de tante ».

Ma seconde fille voit clair dans le jeu du père en octobre 2016 et revient chez moi. Elle essaie quelques jours plus tard de fuguer sans trop de succès et s'automutile à quelques reprises. Elle est en sixième année et elle a 12 ans, à ce moment. Je la force alors à voir une psychologue. Les résultats sont nuls. Je dois attendre que le désir de traitement vienne d'elle. Aujourd'hui, elle est capable d'une belle analyse. Elle a de beaux projets et retrouve le sourire que je lui ai connu avant la destruction. Elle sera partie 9 mois. Elle ne ressent plus le besoin de revoir son père, elle veut attendre sa majorité.

Mon ainée revient, quant à elle, en septembre 2017, complètement dévastée. Elle quitte la demeure paternelle suite a de mauvais traitements psychologiques et éducationnels. Elle a subi les foudres de son père pour avoir demandé à venir chez moi plus souvent. Elle est partie presque deux ans. Nous avons eu très peu de contacts. Elles préféraient me garder loin. C'était moins douloureux pour elle. Et je l'avais bien compris. Je devais accepter. Aujourd'hui, elle souffre encore. Elle s'est aussi automutilée après avoir réalisée les torts psychologiques que son père lui a fait subir. Elle est présentement suivie par une psychologue. Elle s'isole beaucoup, mais a aussi de bons moments. Par chance, elle a de bonnes amies. Elle veut voir son père souffrir. Elle ne veut plus le voir.

Ma cadette quitte aussi mon domicile en janvier 2017. Elle revient 10 mois plus tard par la voie du tribunal de la jeunesse. Elle est tout au long de ces années toutefois moins froide, moins agressive et moins distante que ses sœurs. Elle est aussi suivie en psychologie. Elle ne s'est pas automutilée, mais elle souffre d'anxiété. Elle a toujours en elle le sentiment de devoir prendre en charge son père. Elle est la seule qui voit encore son père sous supervision de la DPJ.

Je suis la mère de trois jeunes filles qui ont besoin de leur mère et d'être bien entourées. Je suis l'amoureuse d'un homme merveilleux qui est demeuré à mes côtés durant cette tempête. Je suis la fille de grands-parents qui ont pendant un temps perdu leurs petits-enfants. Je suis une femme pour qui la famille est d'une si grande importance. Je suis une femme qu'on a tenté de détruire. J'ai su aller chercher les ressources dont j'avais besoin. Je ressors de cette mésaventure, qui n'est pas complètement terminée, avec des séquelles graves certes, mais aussi avec de l'espoir. J'ai toujours gardé espoir et aujourd'hui mes trois filles sont auprès de moi. Gardez toujours espoir. C'est difficile, c'est toujours trop long, mais un jour la lumière paraît au bout du tunnel. Espérons qu'en 2018, on réussira à sensibiliser la population aux dommages de l'aliénation parentale.

Une survivante de l'aliénation parentale,

Christine, 54 ans Aliénation

Il m’arrive souvent de fermer les yeux et d’espérer que tout ceci ne soit qu’un cauchemar! Et non, la réalité est telle que je dois y faire face à chaque lever du soleil. Lire plus

Suite à ma séparation en 2007, le processus d’aliénation parentale a tissé sa toile au fil des années. Mon fils n’avait que 4 ans à l’époque, et depuis sa plus tendre enfance, il baignait dans la violence psychologique et physique. La garde partagée n’a pas fonctionné. Au retour de la semaine passée chez son père, l’attitude de mon fils devenait de plus en plus désagréable, celui-ci était agressif envers moi et verbalisait des phrases telle que : « Je vais crier et grand-mère va appeler la police. C’est ta faute si papa n’est plus à la maison. » La grand-mère paternelle occupait le logement au-dessus de ma tête. Après trois ans, comme elle continuait de me faire la vie dure (policier aux deux semaines, pompiers, bris dans son logement, etc…), je me suis résignée et suis partie vivre en région. Le père ne voulait pas la garde et en même temps a tout fait pour faire perdurer les procédures judiciaires, c’était sa façon à lui de gagner du temps. Suite à un signalement pour mauvais traitements que j’aurais fait subir à mon fils, les procédures judiciaires ont été mises sur la glace le temps de démêler le tout et d’obtenir un rapport. En 2009, les intervenants n’étaient pas à l’aise avec le phénomène d’aliénation parentale et comme le père assumait bien en général, les soins de base à l’enfant, la situation a été traitée comme un conflit de séparation. Des mesures ont été mises en place et devinez quoi toutes les raisons étaient bonnes pour ne pas les respecter. Je me présentais au service de garde, mon fils avait déjà quitté avec la grand-mère alors que c’était mon droit d’accès. Le père a fait des démarches en pédopsychiatrie, je n’ai jamais été informé. Il a même convaincu les spécialistes que je n’avais plus d’autorité parentale. Je finissais toujours pas découvrir ses stratagèmes pas hasard. En février 2010, j’ai lâché prise avant de ne plus avoir de ressources et d’y laisser ma santé. J’ai renoncé à la garde croyant que la situation se stabiliserait. Erreur, l’escalade s’est poursuivie de plus belle. Alors que mon fils n’avait que 7 ans, il m’a été impossible d’exercer mes droits d’accès pendant 6 mois, toutes les raisons étaient bonnes (il est malade, une activité, etc…).

Au cours de ces années, le père m’avait à plus d’une reprise fait sous-entendre que mon fils ne voudrait plus me voir un jour si je ne changeais pas. De 2007 à 2015 fut un marathon entre les travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, expertises psychosociales et la justice.

Avril 2015, le couperet tombe. Je me présente au domicile du père comme à toutes les deux semaines, mon fils refuse de venir, il me dit : « Je n’irai pas avec toi, tant que tu ne changeras pas.» J’ai tenté de discuter avec lui mais sans résultat, la grand-mère qui était présente entre lui et moi, me dit devant mon fils de quitter tel que demandé par ce dernier. J’y retourne deux semaines plus tard, et j’obtiens le même résultat. Je retourne chez moi, contacte les intervenants au dossier et les avise que je ne retournerai pas une troisième fois, même eux sont dépassés par la situation. J’ai écrit à mon fils en lui disant que ma porte demeurait ouverte et que j’attendrais un signe de sa part. Il m’était impossible de lui parler, un système de filtrage d’appel était contrôlé par le père. Pendant deux ans, j’ai acheminé régulièrement des courriels à mon fils lui demandant de ses nouvelles, et ce, malgré le fait que je demeurais sans suivi de sa part.

Août 2017, revirement de situation! Mon fils me contacte, il souhaite revenir. Je suis sur mes gardes, que me prépare-t-on?? Beaucoup de questions et peu de réponses claires tant par mon fils que par la grand-mère. Ce n’est que suite à l’appel d’une intervenante de la DPJ que j’ai commencé à y voir plus clair et à comprendre ce qui se passait. Mon fils avait 12 ans la dernière fois que je l’avais vu, il a maintenant 14 ans. Je le regarde et j’ai l’impression qu’un siècle est passé depuis notre dernière rencontre tellement il a changé. Pour le moment, mon fils est placé en centre, car nous devons réapprendre à nous connaître et à nous apprivoiser. Je nous fais confiance et le temps sera notre meilleur allié. Je demeure aux aguets car même si le père s’est retiré, il n’en demeure pas moins que sa complice (grand-mère) est toujours présente. Ma traversée d’ombres et de peu de lumière m’a permis d’acquérir beaucoup de résilience.

Ce n’est au printemps 2017 que j’ai été en mesure de mettre un mot sur ce que je vivais, et ce, grâce à une amie. Suite à l’écoute de l’émission radiophonique « Table ronde d’Isabelle Marchéal portant sur la journée internationale de sensibilisation à l'aliénation parentale (25 avril), c’est toute une gamme d’émotions qui m’a happé de plein fouet (pleurs, colère, rage, incompréhension, etc.). Deux mots me viennent en tête pour décrire comment je me sens suite à ces dernières années, impuissance et injustice. Je ferme les yeux et ose croire que ce cauchemar est maintenant terminé!

Mon constat suite à toutes ces années tumultueuses est que le système judiciaire ainsi que les intervenants (travailleurs sociaux, psychologues, avocats, etc.) ne sont pas outillés pour faire face à une telle situation. Les juges font fi des rapports présentés par les spécialistes qui osent dénoncer la situation, on préfère parler de conflit de séparation. « Aliénation parentale » est un mot tabou dans le milieu juridique, il y a toute une éducation à faire autour de ce phénomène qui prend de l’ampleur et fait des victimes silencieuses. Et ces victimes ce sont nos enfants!

Maryse, 50 ans Aliénation

Mon partage repose sur plusieurs buts.  Le premier est qu'il puisse éclairer une personne concernée ou toute personne qui cherche à comprendre.   Ensuite, j'ai choisi de m'exprimer librement et sans peur.  Finalement, je souhaite partager un résumé de mon histoire pour expliquer les souffrances profondes et sérieuses associées à l'aliénation familiale mais surtout faire comprendre que les plus grandes victimes sont les enfants. Lire plus

Dans mon cas, l'aliénation s'est installée sournoisement en 2009.  De manière graduelle, d'abord par l’arrivée de conflits répétitifs et exagérés, des contestations et des blâmes à mon endroit puis la haine destructive et finalement le rejet total.  Un enseignement bien manœuvré était fait à petites doses et bien entendu les enfants avaient une grande confiance envers l’enseignant et moi j’étais assez écartée pour ne pas être en mesure de défendre des propos amplifiés ou totalement faux.  Ils ont appris que tout ce qui m'était associé était mauvais et nocif.  Les rejets ont été collatéraux et se sont multipliés allant jusqu'au rejet de gr-papa et gr-maman pourtant tellement aimés.  Il fallait que je sois renversée et fracassée.

Les remises en question pour moi se multiplient, l'incompréhension est omni présente.  Le temps qui était habituellement un élément d'appui pour espérer des changements m'annonce qu'il a été au contraire un rival.  Pendant que j'y perdais mes forces et mes moyens, la création d'un clan grandissait prenant pour combattants, les enfants.

La meilleure arme bien sûr, l'amour des enfants. 

Les objectifs du meneur prennent une emprise sur leurs sentiments qui les poussent, un à un, à croire que les problèmes et la vie trouble reposent principalement sur une personne.  Bien sûr, le processus n'est pas expliqué ainsi aux enfants.  Chaque situation est prétexte pour démontrer à l’enfant qu’un choix de clan s’impose.  Pour les enfants, la chute sombre de la séparation est déjà souffrante voilà que maintenant ils doivent faire un choix incompréhensible et s’accrocher aux parois qu’ils estiment les plus sûres. 

De mon côté c’est la dégringolade.  Des sentiments que jamais je n’aurais pu imaginer vivre et d’autant plus souffrants car ils venaient de ceux que je chéris le plus…mes enfants.  Les sentiments de piège, de haine et de trahison ont finalement eu raison de moi.  Anéanti,  je tombe où le jeu devait me mener, vers le silence et à distance.  Sans force ni résistance,  j’ai pensé que pour épargner la souffrance de mes enfants il était mieux de respecter ce que je croyais "comme étant" leurs choix.

Nos liens que je croyais éternels et inestimables basculent aussi à l’endroit où le jeu devait les mener, vers l'inconcevable;

En 2011, ma fille Amélie m'associe comme une entrave à l'équilibre des autres et d'elle-même.  Je deviens la cause de tous les ennuis et elle ne souhaite plus de relation.  Des mots écrits à mon égard sont brutales et brûle mon cœur de mère.  Peu de temps après, mon fils Jérémy conteste les règles et l'encadrement, que je croyais nécessaires pour lui.  Il diminue ses visites, déménage graduellement son campement pour ne plus revenir.  Ma demeure est traduite comme un lieu de vie qui brime et réprimande.  Un jour alors que j’étais par hasard devant lui au passage, il m’a jeté un regard, a continué son chemin sans même se retourné, là aussi mon cœur a été tranché.  Puis finalement Mathieu , l'aîné, emprunte le même chemin.   Le choix s'impose avec pression pour lui considérant les menaces de suicides de son père et un processus de justice à venir qui le force d'avantage à exprimer son opinion sur le choix d'un clan.  La pression étant lourde pour lui. Un jour alors que nous fêtions son anniversaire, il a quitté les lieux pendant le repas, prétextant une urgence pour son père et n’est jamais revenu ni même réclamer les cadeaux offerts.  Puis un jour, comme ça, il est parti sans jamais revenir ni répondre à mes appels. 

Les conduites de l'aliénation familiale m'ont fait perdre ce que j'avais de plus précieux, mes enfants.  Mon cœur est toujours paralysé et souffrant mais j’arrive maintenant à vivre aussi.  À ce jour mon fils Jérémy est revenu dans ma vie et notre relation a repris sa place. Les vrais mots ont été dits et avec notre amour mutuel, la reconstruction a été possible.  Il en demeure qu'il porte des cicatrices importantes car ce retour vers moi a fait en sorte qu'il a été rejeté par son père, son frère et sa sœur avec qui il avait pourtant une belle complicité.  Lui qui était à la recherche de vérité étudie maintenant en droit et sera un homme de justice dans quelques mois.

Voilà 9 ans que l'aliénation hante nos vies.  J'ai appris à vivre avec les souvenirs et l'espoir.  Bien entendu je porte une profonde désolation sur la vie de mes enfants qui s’est retrouvée chamboulée.   Je souhaite qu'un jour la vie reprenne une normalité entres nous mais ce que j’espère le plus pour eux c’est qu’ils soient heureux, même si cela consiste à ne pas faire partie de ce bonheur.

Je connais maintenant la grandeur des souffrances causées par ces manipulations. Des pratiques qui torturent l'esprit et le cœur des enfants.  Je porte une tristesse sur la difficulté que j’ai eu à les protégés, j’ai des regrets d'avoir obéi à la peur, des tourments de les savoir otages pour des raisons inacceptables et qu’ils ne connaissent pas.  Finalement une souffrance d'avoir cessé des pressions pour continuer d’exprimer mon amour par crainte de vivre à nouveau les sentiments du rejet qui prenait ma volonté de vivre.

Je souhaite que l'aliénation soit mieux reconnue par la justice et la société.  Que la justice installe un processus qui oblige les parents qui se séparent à participer à un programme qui vise à démontrer parallèlement les bonnes pratiques des mauvaises et les répercussions.  Qu'un suivi obligatoire soit fait afin de prouver que l'organisation familiale réponde aux besoins des enfants.  Qu'à défaut d'y contribuer, des mesures soient prises par le ministère de la famille.

Si un enfant aliéné lit mon témoignage, je souhaite qu'il trouve le soutien nécessaire à l'assemblage des éléments de compréhension et de reconstruction.  Je lui souhaite la force et le courage de reprendre l'amour auquel il détient les droits et de recevoir l'amour de ses deux parents dans la paix et le respect.  Je lui souhaite d'être en paix avec ses propres choix.

Je souhaite qu'une personne aliénée soit comprise et soutenue. Que cette personne puisse trouver un certain réconfort et continuer de croire en ses valeurs et capacités.  D’exprimer aux gens qui l’entourent, l’amour pour ses enfants et de bons souvenirs car c’est ainsi qu’il peut conserver sa place pour l’instant.  De persister, autant que cela est possible, les messages d’amour…uniquement d’amour et de ne rien attendre en retour.  De prendre du temps à chaque jour pour accorder des pensées à nos enfants, de laisser venir et passer la peine puis prendre un grand souffle et avancer en gardant l’espoir.  Continuez d’être !  Bien sûr je garde confiance en l’avenir et je nous souhaite des retrouvailles !

Mes enfants, vous êtes dans ma vie à tous les jours et je vous aime comme au premier jour !

Valérie, 45 ans Aliénation

Ma fille a été victime d'aliénation parentale. Je n’ai pas vu ma plus jeune de 14 ans pendant 2 ans et demi. Je n'ai rien vu venir. Je ne connaissais pas ça, l’aliénation parentale. Lire plus

Elle a décidé comme un coup de fouet qu'elle ne revenait pas à la maison. De multiples accusations étaient portées contre moi et mon nouveau conjoint. Nous étions pourtant de très bons parents. Mais à 14 ans, c'est l'âge où l’enfant peut désormais choisir où il souhaite vivre, et le père le savait très bien. Il avait essayé avec ma plus vieille exactement au même âge. Heureusement cela n'avait pas fonctionné avec la plus vieille.  

Mais à coups de charme et de cadeaux, à coups de paroles contre nous (mon conjoint et moi) et de mensonges à l'avocat de ma fille, l'avocat de ma fille en vient même à m’accuser (sans même m'avoir rencontré, ni parlé, ni vérifié) que ma fille a peut-être des séquelles de son vécu chez moi... Tout cela était très utile à mon ex qui s’en servait pour justifier ses mensonges. Il en a aussi profité pour tout tirer à son avantage : 5 demandes de garde, baisse de pension (5 rondes de dépenses exorbitantes en frais d’avocats et douleurs psychologiques), et analyse psychosociale refusée par le père et ma fille car c'était moi la méchante ! L'aliénation c’est aussi : manipulation, harcèlement, espionnage, jalousie, fraude, abus en pension alimentaire.

Perdre mon enfant a été atrocement douloureux. Il m’est arrivé de penser au suicide. Je vis avec une angoisse constante qui fait que chaque émotion m'est maintenant difficile. J’ai suivi des thérapies, mais je n'ai plus de confiance envers les avocats, les psychologues et les travailleurs sociaux. Ils semblent tous fermer les yeux car c'est trop compliqué et difficile à prouver.

Malgré tout, je n'ai jamais abonné, j’ai continué de témoigner mon amour à ma fille par des petits textos, cadeaux envoyés, invitations, etc. Je ne recevais jamais de réponses ou de retour, mais cela a porté fruit car après 2 ans et demi elle est revenue un peu vers moi à l'occasion de Noël. Elle a revu toute ma famille alors qu’elle avait complètement coupé les ponts avec eux aussi durant ces 2 années. Nous l'avons tous accueillie à bras ouvert sans questions, sans commentaires sur le sujet. Nous lui avons simplement exprimé le bonheur que la revoir nous procurait. La relation est encore critique et fragile, mais je la vois plus souvent maintenant.

Cela dit, même si je suis sa mère, je ne peux plus être un vrai parent, je n'ai plus aucun droit sur son éducation car tout se retourne contre moi, je dois donc me contenter de savourer sa présence. Aujourd’hui, un simple mot d'amour ou un cœur (texto) venant d'elle (alors qu'il y en avait tout plein avant l’aliénation) me fait le plus grand bien. Mon estime de moi m'a réellement sauvée ! 

Anne, 48 ans Aliénation

Les enfants, nos précieux enfants que l'on aime de manière inconditionnelle ! Malheureusement, il arrive parfois qu’il devienne de plus en plus difficile de les aimer. Pourquoi ? Certainement pas par manque d’amour. Plutôt à cause d’un mur qui se bâtit sournoisement. Mais comment est-ce possible ? Lire plus

Avec un parent malheureux qui choisit de démolir peu à peu l'autre ... Au moment de la séparation, mes enfants étaient toujours jeunes, et ils firent la navette 1 semaine sur 2 chez l’un, puis chez l’autre.

 

Le désir de vengeance toujours présent chez le père de mes enfants , il continua à me dénigrer et de plus belle auprès de nos enfants. Le père a demandé la garde exclusive de mon fils à ses 14 ans pile, pas une journée de plus. À cet âge, c'est l'enfant qui décide. Volet de ma vie que j'aimerais bien oublier mais impossible car ce n'est pas un événement mais un processus.

Ma fille grandit et continua de faire la navette malgré les nombreuses tentatives d'obtenir sa garde exclusive à elle aussi. Lui et sa nouvelle conjointe ont envoyé sur une base quotidienne, et ce pendant des années, des textos et courriels mentionnant qu'il ne restait que x nombre de dodos avant de revenir chez eux, que le supplice serait bientôt fini, de ne pas lâcher, etc.. Eh oui, lorsqu'elle était chez moi c'était un parcours obligé et presqu'une pénitence. La joie de vivre de ma petite s'est transformée en angoisse. Avec le regard éteint et la rage au cœur, elle est entrée dans l'adolescence. 

Tout ce récit pour vous décrire ce fameux mur que crée l'aliénation parentale. L'amour inconditionnel d'une mère fut mis à dure épreuve. Il faut garder la foi et espérer que le temps amoindrisse ou améliore la situation.                                               

Les années ont passés et les enfants sont maintenant de jeunes adultes. Leur père est décédé depuis quelques années d’un cancer. Est-ce que le temps règle les choses ? Non. Mais les douleurs s’estompent.

Une belle histoire tout de même, celle de mon fils qui s'est rapproché tout en douceur. Un contact ou deux par année puis un souper, il y a un an, en tête à tête avec moi. Une porte s'ouvre. Quel beau cadeau.  Probablement le plus inattendu et le plus réparateur. Une blessure qui se guérie uniquement par l’amour.

Avec ma fille, il reste tout un défi : celui de la déculpabiliser. De quoi ? Elle s'imagine que puisque qu'elle a fait la navette entre son père et moi, elle a passé moins de temps avec lui, et maintenant il est mort. Elle s'en veut, elle m'en veut et elle est en colère. Une rage intérieure, un mal être.

Quels sont maintenant ses repères ? Un père qui n'est plus, un père à qui elle a fait la promesse implicite de ne pas aimer sa mère. Un frère qui revient au bercail tout sourire, alors qu’il a tant fait pleurer sa mère. Combien injuste pour une fille qui n'est jamais partie, elle, mais qui n’est là qu'à moitié. Physiquement présente, elle rêve d'être ailleurs et loin de toute cette souffrance qu'elle veut oublier. Surtout ne pas en parler. On se texte alors ?

Nous, comme parents, ce que l'on souhaite avant tout est de donner le meilleur de nous-mêmes à nos enfants. Et puis vient le temps de les regarder prendre leur envol, entendre parler d'eux et être fiers. On y est presque. La brume s’évapore. Il reste des séquelles, le printemps revient. Retour à l'espoir.  La vie sera douce.  Je vous le dis. Le bonheur est à portée de main à qui le veut bien.

Diane, 53 ans Aliénation

Pour moi, l'aliénation a commencé avec moi en 1990. Mon ex a réussi à m'éloigner de ma famille et de mes amis, en me répétant sans cesse que c'était des gens dangereux. J'en ai même perdu ma propre identité et tous mes points de repères. Lire plus

Malgré ce que ce dernier me faisait subir, j'ai décidé d'avoir un enfant avec lui. J'espérais que la situation allait changer. Erreur, la situation a dégénéré à un tel point que j'ai dû être hospitalisée plus de 3 mois étant donné ma piètre condition. À mon retour après ma thérapie, j’ai décidé que la situation avait assez durée et que je devais quitter avec ma fille si je voulais continuer à vivre.

Toutefois, j'étais plus que consciente, que le pire était à venir. Par la suite, il s'en est pris à notre fille à un tel point qu'un expert psycho-légal en a même conclu que ce dernier était narcissique, manipulateur, et imperméable à toutes thérapies. Il a été reconnu coupable d'aliéner sa propre fille et d'avoir créé un pacte de loyauté. Selon l'expert, ma fille était un cas d'aliénation sévère qui, suite à sa recommandation, a été placé dans un centre d'accueil pour la désintoxiquer du père (les mots utilisés par l'expert au juge). Pour ma part, je ne trouve aucun mot pour vous décrire comment j'ai vécu cette séparation sauf que je me suis retrouvée hospitalisée encore une fois.

Suite à son placement et aux visites supervisées que son père devait avoir avec elle, et malgré tous les moyens mis en place, les visites ont dû être interrompues à plusieurs reprises car il s'en prenait toujours à elle. Malheureusement, le juge, à l’encontre de toutes les conclusions des rapports, a décidé qu'elle pouvait retourner chez lui sans aucune restriction. WoW !. Et c'est à partir de cette décision que sa descente au enfer à elle a commencé avec plusieurs tentatives de suicide et hospitalisations. J'aimerais tellement être capable de dire à ce juge les dommages que cela lui a causés et les miens. De mon côté, même après 20 ans, je suis la folle et la méchante et son père est parfait. Je n'ai jamais baissé les bras, car ma fille ne m'a jamais renié. Mon rôle de maman avec elle a tellement été saboté mais je suis convaincue qu'un jour, elle finira peut-être par comprendre. De son côté, le père continue de faire du ravage en me dénigrant, en salissant toujours mon image et en lui faisant croire que je ne paie pas pour ses études, et j'en passe… Je termine en disant qu'à l'âge de 6 ans, elle m'avait dit qu'un jour qu’elle irait étudier en Europe. Elle réalise actuellement ce rêve. Je suis très fière d'elle et je lui dis dès que j'en ai l'occasion. Elle n'a pas choisi de s'éloigner pour rien.

Rosie, 40 ans Aliénation

Au début, la garde partagée n'est plus respectée jusqu'à ce que les enfants ne veulent plus venir me voir. De multiples reproches non fondés et farfelus me sont faits. Une histoire d'abus sexuel est mise en place. Lire plus

Le système n'aide aucunement avec des procédures longues et une liste d'attente interminable. Les intervenants changent constamment. Les enfants et moi sommes traités comme des cobayes par la dpj et les juges. 

Ça fait trois ans que ça dure. J'ai la moitié du chemin de fait. Mère de deux enfants, la plus jeune est revenue. Mes liens sont redevenus comme avant. Elle comprend et elle a dit la vérité et fait ses excuses. Tout est revenu dans un délai raisonnable, mais pour moi ça m'a semblé interminable.

Par contre pour mon fils, ça ne va pas du tout. Tant d'horreurs se sont dites. Pauvre amour! Placement en famille d'accueil, tous le forcent à me voir et créer des liens. J'espère qu'un jour il comprendra et reviendra.

Je suis pleine de force. Je suis patiente et persévérante. Mon coeur et mes bras resteront toujours ouverts pour lui. Merci à tout ceux qui me soutiennent et me supportent. Tous sont importants à mes yeux. Être bien entouré, c'est la clé !

Père
Frédéric Aliénation

Mes deux enfants Victor 12 ans et Marie 10 ans sont avec leur mère. Elles s'est remariée avec une personne qui se fait appeler « papa ». Les enfants m’avaient envoyé plusieurs lettres d’insultes dont une envoyée par courrier recommandé, chose que tout le monde a bien vu comme un acte délibéré de leur mère.

G.H., 70 ans Aliénation

Mon histoire remonte au début des années 1980. Mon ex m'a empêché de voir ma fille, pourtant j'avais des droits d'accès. Parfois, je réussissais à la sortir pour quelques heures. Un jour, mère et fille ont quitté le Québec  sans me prévenir. Lire plus

J'ai été 23 ans sans nouvelles malgré les efforts de mon avocat et d'un détective. Elles se cachaient bien (en Ontario).

Au début des années 2000, mon ex a repris contact avec moi pour tenter de "m'expliquer" et nous avons été trois jours à pleurer ensemble. Après son départ, ma fille est venue ma voir, avec son mari. Leur mariage a eu lieu à mon insu. Les retrouvailles furent émouvantes, mais elle est repartie et est demeurée silencieuse à nouveau. J'ai appris un jour, de manière détournée, que ma fille a deux enfants : je suis donc grand père, mais elle m'a caché leur naissance. Je n'ai aucun moyen de les voir, la famille demeure en Ontario. *Soupir.

Professionnel santé & service social
S.G. Travailleuse sociale, 45 ans Aliénation

Depuis 25 ans, j'accompagne des familles vulnérables ; celles qui sont confrontées à la violence sous toutes ces facettes. 

La violence invisible qui accompagne le quotidien des enfants témoins des conflits sévères de séparation est pernicieuse, invasive et destructrice pour leur développement. Lire plus

Vient un jour où l’enfant prend position clairement contre son père ou sa mère par allégeance au parent aliénant ! L’enfant soldat endosse le mépris du parent aliénant sans aucune ambivalence ; c’est le syndrome d’aliénation parentale.

 

Pour bien comprendre cette problématique, l'intervenant doit aller au-delà des paroles déchirantes prononcées par cet enfant qui est mandaté de détester son père ou sa mère ! 

La guerre est déclarée, maintenant l'enfant soldat doit protéger le parent qui lui apparaît le plus vulnérable : le parent aliénant. 

Par loyauté à cet "amour conditionnel", l'enfant se positionnera bien malgré lui dans cette bataille à finir : soit de briser le lien avec le parent aliéné qui lui, l'aime pourtant inconditionnellement. 

Comme professionnel, nous devons exercer une analyse exhaustive de son milieu familial : scruter à la loupe les antécédents familiaux et tracer une histoire familiale la plus fidèle que possible. Pour aider cet enfant, nous devons parfois recadrer les faits passés afin qu’il puisse s’approprier sa « propre histoire ». 

A vous, parents qui vivez une situation d'aliénation parentale, soyez patient, tolérant. Allez chercher de l'aide professionnelle pour comprendre et aider votre enfant à traverser une épreuve qu'il n'a pas choisi.

Autre
Arianne, 32 ans Aliénation

Je suis avec mon copain depuis 6 ans. Il est séparé depuis 8 ans. Au début, j'ai remarqué beaucoup de conflits entre les parents. Père et mère se dénigre l'un et l'autre. La mère habite une région éloignée et pour ses raisons personnelles, elle prenait les enfants au 4 mois. La mère est persuadée depuis ce temps que les enfants sont maltraités par le père Lire plus

(appel la police, message texte que j'ai vu et propos entendu, propos rapportés par les enfants ). Je suis parfaitement consciente du conflit de loyauté. Le père tente de se justifier ... Bref, je navigue dans l'enfer qui n'est pas vraiment le mien...

Janvier 2017 : le père cède la garde à la mère (fatigué des procès) durant un droit d'accès : la petite dit " je suis plus bien avec toi, papa". Cette soirée-là, la mère l'amenait à l'urgence pour des rougeurs vaginales ( j'ai habité avec la petite à mon conjoint et elle ne s’essuie pas )

Mars 2017 relâche : elle descend pour la relâche, passe une journée avec moi et l'autre nous sommes chez la grand-mère. Papa travaille et moi je suis à l'école.

Fin Mars : la DPJ appelle, allégations d’abus physiques, sexuels, psychologiques venant de la mère. Interdit de contact durant 2 mois.

Avril : l'évaluation démontre un discours peu probable de la petite, très coloré selon la police et la DPJ. Verdict : conflit de séparation. Non fondé pour la violence et corroboré avec les soi-disant témoins de violence. Les droits d'accès sont difficiles, la petite fille fait des crises de colère.

Novembre : 2017, placement de la petite en foyer de groupe (comportements inappropriés chez sa mère)

Janvier 2018 : mon conjoint vient de recevoir le rapport de la psychologue de la DPJ. L'expert a rencontré la mère et l'enfant, sans voir le père. Les mêmes discours de violence ressortent encore. Copier-coller (l'enfer recommence). Ce rapport sera déposé ce lundi en cour. Il ne parle pas du conflit, mais des propos de la mère et de la fillette concernant des abus.

Mon conjoint est à bout et veut couper les ponts car c'est trop difficile. Il n'a pas maltraité sa fille et j'ai habité avec eux. La petite demande constamment à son père quand elle pourra venir le voir, lui et le reste de la famille...

N.P. Enseignante, 35 ans Aliénation

Complètement fou, comme enseignante, je vois les répercussions de ces gestes commis par des parents. Agressivité, manque de confiance en soi, intimidation, changements dans les résultats scolaires, également dans leurs relations avec les pairs et les adultes. Honnêtement, rien de positif de mon expérience.

S.P - Nouveau-conjoint, 45 ans Aliénation

De mes observations depuis les 5 dernières années (et l'aliénation était déjà commencée depuis longtemps, probablement avant même leur séparation), je compare l'aliénation à UNE SECTE. En aliénation parentale, on fait face à un (ou une) gourou, manipulateur de classe mondiale, qui a commencé son manège bien avant que nous nous en apercevions, chers aliénés. Lire plus

Christel Petitcollin les désigne comme "des martyrs avec un mégaphone" ou "des petits morveux de fond de cours d'école", ce qui, résume assez bien le personnage. Au risque de paraître dur, le bien de l'enfant n'est nullement pris en considération de sa part (même s'il le crie haut et fort). Mon point de vue, c'est que ces "manipulateurs" ne sont tout simplement incapables d'amour. Et du côté de l'enfant, le raisonnement est assez simple: "Pourquoi papa (ou maman) me voudrait du mal?" et ne voit pas (tout comme nous avant d'en subir vraiment les conséquences) que l'amour ne fait pas partie de l'équation.

De notre côté, nous avons évité de tomber du côté de la justice pour "préserver" les enfants. La "loi" n'est pas la "justice"; et ces petits morveux de fond de cours ne jouent pas à ce niveau. Il (ou elle) fait partie des enfants contre le parent; ils ne se considèrent pas ( ou n'ont pas la maturité) comme un parent.

Nous avons continué d'arroser les fleurs du mieux que nous pouvions, nous avons pété les plombs de temps à autres (la dernière fois remontant à il y a quelques jours). C'était "notre" solution; nous faisons de notre mieux avec ce qu'on a. Nous subissons de longues absences et restons accrochés aux téléphones dans l'espoir d'un simple "allo".

De ce qu'on a remarqué, moins nous donnons de munitions au manipulateur, plus il a tendance à s'emmêler dans sa propre corde. Est-ce facile? Assurément NON. Il y a toujours une toile d'araignée qui traine et plus on bouge, plus l'araignée tisse...Courage à toutes et tous.

J'ai remarqué récemment que la phrase "Tu as le droit d'aimer tes deux parents!" fait son effet auprès de l'enfant. En plus, elle ne peut pas être reprise négativement. Il faut regarder l'enfant comme aussi une victime de l'aliénant, même s'il semble le défendre...

D’une manière douce, vous pouvez brasser le monde.
- Gandhi